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Une idée
devient une force lorsqu'elle
s'empare des masses
PCF Gironde : Congrès
départemental des 6 et 7 Mai 2011
La démocratie ne peut s'exercer que sur la base d'adhérents en possession de toutes les réflexions qui nous traversent. Ce n'était visiblement pas le cas des communistes Girondins qui ont découvert un programme « Partagé » non encore partagé, non finalisé, le jour même. Les candidatures aux législatives ne sont pas actées, elles seront décidées au niveau des états major « parisiens ». En fait la direction du PCF nous demande UN CHEQUE EN BLANC. Moi j’aurais tendance à considérer qu’il s’agit d’un faire part de décès.
Alors dans ces conditions que valent donc nos « non débats » ?
Nous parlons tous mais personne ne s’écoute. Visiblement dans une société en crise, les hommes aussi sont en crise.
Quand à savoir ce que sont les autres réflexions et analyses qui traversent le PCF. Circuler il n'y à rien à voir.
Les propositions, les démarches d’André Gérin et de d’André Chassaigne sont passées à la trappe. Ils sont exclus, de fait, de nos débats. Tout cela au nom de la démocratie. (Ca fait mieux) En fait la direction nous prépare un référendum plébiscitaire digne du Maréchal Mac Mahon du type OUI ou NON, le sommet de la démocratie comme chacun le sait.
En résumé du stalinisme en action conforme avec celui que l’on prétend dénoncer.
Compte tenu du nombre de délégués prévus on peut se dire que des camarades ont le tort de voter avec les pieds.
« Si le Parti communiste ne profite pas de la médiatisation présidentielle, je ne vois pas par quel miracle ses candidats députés seraient en position d’être élus six semaines plus tard».
Arnaud Spire l’Humanité du 06/01/2011
Et si la stratégie de non présentation d’un candidat communiste aux élections présidentielles participait d’une stratégie mûrement réfléchie et élaborée de liquidation du PCF, première étape vers sa transformation dans une organisation de type « Die Linke». ? Et en tout état de cause, d'un parti comme un autre, où les adhérents ne sont plus que les supporters d'une nomenklatura auto désigner. (Info : Die Linke s’est ramassé une veste aux élections régionales, perte de près de plus de 50%
de ses voix, faute de projet). Et nous voilà en transition vers un congrès de Tours à l’envers. Avec à la clé la démocratie d’opinions basée sur le choix par les sondages.
En fait notre problème, ce n’est pas 2012, Mais 2017. Une « gôche » qui ne se donne pas les moyens de mettre à mal l’économie « CASINO » ouvrira immanquablement la voie à Marine Le Pen en 2017. Et là nous sommes bien partit.
Si dans l’Allemagne des années 30 la division de la gauche a favorisé la montée du nazisme.Ce pourrait bien être le cas en France, non pas du fait de ses divisions, mais bien plutôt de son refus de s’attaquer à la domination du capital, PCF compris.
Alors en route pour la version française « d’Arcobello » faisons comme les italiens, 2012 plus de députés communistes. Et notre Gorbatchev à la française pourra triompher sur un tas de ruines, objectif atteint.
Le PGE est financer par l’Europe pour mener à bien cette tache de liquidation de l’hypothèse communiste ? (Dis-moi qui te paie, je te dirais qui tu es)
Nous voilà dans une démarche qui nous conduit tout droit à un alignement sur les crédos libéraux, y compris dans leurs versions ultras ?? Pour devenir, de fait, un appendice des appareils d'état d’un capitalisme mondialisé.
L’illustration nous en est fourni par l’acharnement irresponsable de défense de l’€uro mené par Pierre Laurent. Mais aussi par la dérobade des élus communistes au parlement européen qui ont choisi les abonnés absents dans le vote sur la Lybie.
Quand on défend avec une telle virulence l’€uro comme monnaie unique. C’est la preuve, pour moi, que l’on se place dans une trajectoire d’accompagnement du système. Avec à la clé, une contribution à la fermeture de toutes les possibilités et outils utiles à la transformation de la société.
Les contradictions, incohérences ou « Diner de cons »
Ce qui s’est dit au congrès:
- « Il nous faudra débattre et enrichir le programme partagé, (non encore partagé) avec la population…. ». Bien sûr…
- « Ce programme sera à enrichir lors de rencontres avec la population », bien mais encore ?
- Sébastien Laborde nouveau secrétaire départemental : « Ce programme est le résultat d’un compromis avec nos partenaires nous ne pouvons donc le modifier » ?????????
- Autrement dit 2 jours pour rien. Alors comprennent qui pourra.
- Sébastien Laborbe « Un nouveau chantier nous attend, la transformation du parti… C’est peut-être la dernière fois que vous votez » ??? Mais de qui donc relèvera la souveraineté ? Les militants seraient-ils devenus à ce point trop gênant, avec leurs questions, leurs volontés d’être parti prenante ?
- Alors vive les supporters. En route vers des partis à l’américaine…. Tous derrière Saint Jean-Luc et vive la démocratie d’opinions régulée par les sondages (De ce point de vue Saint Jean-Luc est mal barré).
Le travail des ateliers sur le programme partagé version ultra simplifiée :
Une méthode de manipulation sophistiquée, sortie tout droit des officines patronales.
1. Contrôler de bout en bout celui qui présente l’atelier par une introduction est aussi celui qui anime l’atelier et c’est aussi celui qui fait le compte-rendu. Comme le compte rendu est en conformité avec l’introduction, raboté de toutes les aspérités des débats. Alors ne faite pas comme nous (on s’est fait baisé) Exiger que l’animateur et le rapporteur soit désigné par l’atelier sans que cela puisse être celui qui a fait l’introduction.
2. On débat sur la base d’un brouillon, c’est dire que notre avis importe peu.
3. On débat sur du vent, puisqu’en dernière analyse tout sera réglé dans le secret des états-majors.
4. Compte rendu des ateliers du programme partagé en version ultra simplifié copier/coller de l’introduction. Cela va nettement plus vite.
A ce congrès départemental PCF Gironde, visiblement nous n’étions pas tous à égalité. Conséquences prévisible au royaume des aveugles (ou des non éclairés) les borgnes sont rois.
En fait, qu'ils en aient conscience ou non l'alignement des communistes sur une éventuelle candidature Mélenchon participe, de fait, de la liquidation du PCF.
Mais ne soyons pas naïfs certains dans le congrès en avait parfaitement conscience.
Olivier Dartigolles et Boulanger (PG) seraient déjà en tournée de collecte de signatures pour la candidature de Mélenchon ??????
« Ceux qui pensent arrêter leur regard sur l'horizon et se bornent à regarder ce qu'on voit, ceux qui revendiquent le pragmatisme et de faire seulement avec ce qu'on a, n'ont aucune chance de changer le monde... L'utopie, c'est ce qu'il y a au delà de l'horizon »
Henri Lefebvre
Visiblement à ce congrès nos regards étaient bien en deçà de l’horizon.
Tant nous sommes embourbés dans une cuisine à étroite vision électoraliste.
Mais pourrons nous avancer vers le changement sans collapsus majeur ? Aux vues de ces journées ont fini par en douter.
70% des français mettent en cause le capitalisme. Au lieu de s’emparer de ce fait, de s’appuyer dessus, nous choisissons de nous mettre aux abonnés absents.
Les soviétiques ont connus une « Nomenklatura » qui les a tués. Et bien pas de jaloux, il n’y a pas de raison, NOUS AUSSI NOUS Y AURONT LE DROIT.
La transformation du PCF est indispensable et nécessaire, sous peine de disparition. La transformation du PCF doit prendre pour centre de gravité l’ADHERENT. Avec l’objectif de faire de celui-ci tout à la fois le constructeur, le producteur, l’acteur de la transformation sociale.
Le retour du PCF dans les entreprises devant en constituer l’élément central, car c’est ce lieu seul qui sera déterminant.
En effet face au capital hyper organisé, l’organisation est un impératif majeur. Le mouvementisme que nous cultivons n’a aucune chance de produire quoi que se soit s’il n’est pas puissamment relayé.
Notre fonctionnement actuel (malgré les modifications de statuts) est toujours basé sur un fonctionnement vertical où les directions fédérales n’arrivent pas à fonctionner autrement que comme relais, « Faire passer la ligne élaborée en haut ».
Cette démarche est illustrée par le fonctionnement de la FD Gironde. La section du Bassin est intervenue à de multiples reprises, sans aucun retour. Non retour qu'illustre parfaitement notre fonctionnement. Le PCF tend devenir une simple machine électorale et qui de se fait s’auto suicide. Quitte à nous amuser de temps en temps avec une petite campagne sans lendemain.
Ayons le courage et la ténacité de dire et redire aux salariés que tout dépend d’eux, de leur organisation, de leur capacité à intervenir collectivement, dans les syndicats en premier lieu, mais aussi au sein d’un Parti qui se donne véritablement pour objectif de changer l’ordre des choses. Et ce n’est pas en niant, comme nous le faisons, la nécessité de l’organisation que nous avancerons. De ce point de vue ce qui se passe dans le monde arabe en apporte une fois de plus la démonstration. L’absence, voir la faiblesse des organisations ouvrières (au sens large) fait cruellement défaut, permettant ainsi aux bourgeoises nationales de rebondir et de se récupérer.
Nos modes de fonctionnement, presque pourrait-on dire de non fonctionnement.
Dans le cadre des élections régionales incapacité ou non volonté d’avoir un programme régional
Avec la section du Bassin, nous désirions une réflexion collective, pour intégrer dans le cadre du programme régional des propositions pour une nouvelle politique forestière. Lors d’un débat avec un ancien élu régional PCF landais sur la question du gemmage celui-ci a répondu tout de Go « Les patrons nous ont dit que ce n’était pas rentable », circuler il n’y a rien à voir.
Pour une politique régionale du transport, pour le ferro-routage. (Vous pourrez lire de ce point de vue nos interventions lors du récent comité de ligne Bordeaux – Arcachon sur notre site ) même silence, même inertie, encéphalogramme plat.
Pour une réflexion, construction sur les politiques de santé, la petite enfance (là pareil encore en salle de réveil)
Conclusion nous nous révélons incapable d’élaborer un programme, une démarche collective, nous partons de fait sans programme.
Pour être en capacité de partager avec les autres encore faudrait-il être déjà en capacité et en volonté de partager entre NOUS !!!o
Dans le cadre des élections cantonales.
Pour la construction d’un programme départemental. Là aussi pas de réponse
Vous trouverez sur notre site les textes (Rubrique Elections cantonales) de nos interventions lors des rencontres que nous avons eues avec la population et les associations qui sont autant de nos contributions (Transport, service public, déchets, ostréiculture, santé, forêt, agriculture de proximité)
Je termine en partageant ses propos de Léo Figuères et de Jean Ortiz paru dans l’Humanité.
« Le PCF, écrit-il, a intérêt à faire la clarté sur la perspective qu’il propose. Si le dépassement du capitalisme signifie pour lui la volonté de réduire progressivement par la voie démocratique la domination économique et étatique du capital dans la société, soit une avancée sur le chemin du socialisme et aussi par là du communisme, qu’il le dise clairement et reprenne le travail d'actualisation laissé en friche depuis quelques années. » Vraiment, c’est mal barré.
« Je regrette que nous ne portions plus aussi fort, aussi viscéralement, aussi passionnément que jadis, la colère de tous les exploités, de tous « ceux d’en bas ». Au nom de la « mutation », nous avons affadi la fonction tribunitienne qu’exerçait le PCF, et nous l’avons laissée à d’autres.
Commençons donc, camarades, par crier plus vigoureusement : « Non ! Notre monde n’est pas celui-là ! »
Dire non passionnément, c’est recouvrer la liberté afin de construire un monde nouveau, avec « la grande armée des rêveurs » (sous-commandant Marcos). »
Jean Ortiz, Maître de conférences, université de Pau.
Bernard Trannoy le 08/05/2011
A propos du programme partagé, mais pas encore partagé
- 1. Très, très grande faiblesse de celui-ci sur de véritables nouveaux droits et pouvoirs pour les salariés. Sur la nécessité de faire franchir à la citoyenneté les portes des entreprises, régit encore largement par des droits féodaux.
- 2. Gestion des organismes sociaux avec élections paritaires (En fait comme il se trouve toujours un syndicat croupion cela abouti à en confier la gestion au MEDEF) Pour une gestion par les SEULS REPRESENTANTS DES SALARIES de TOUS les organismes qui gèrent la partie socialisée des salaires.
- 3. Pas de salaires au-dessus de 20 fois le SMIC. La belle affaire Neuilly, Vincennes, Passy peuvent dormir tranquille. Un PDG du CAC 40 ne relève pas du statut de salarié – C’est l’ensemble des revenus et autres avantages (quelques fois en nature, logement, véhicule, etc…) tiré d’une activité au sein d’une entreprise qu’il faut limiter à 20 fois le SMIC.
- Absence de réflexions, de propositions sur de nouveaux instruments de régulation économiques
- Quand nous exportons des AIRBUS à la Chine c’est aussi des heures de travail que nous exportons (En moyenne 150 €uros de l’heure). Pour satisfaire à cet achat la Chine nous vend pour 150 €uros de marchandises diverses. Et là, on pourrait se dire, bah ! tout le monde y trouve son compte.
Voir, pas si simple, car dans un cas nous avons EXPORTÉ UNE HEURE DE TEMPS DE TRAVAIL ET IMPORTER DANS LE MEME TEMPS 30 HEURES DE TEMPS DE TRAVAIL.
Et là nous avons un problème.
Nous sommes bel et bien dans L’OBLIGATION de nous doter de nouveau instruments de régulations et de coopérations dans les échanges internationaux sinon C’EST DROIT DANS LE MUR.
Et tous nos beaux discours sur l’éradication du chômage ne deviennent par conséquence que de vulgaires balivernes.
Le problème n’est pas à rechercher dans une répartition plus juste des richesses, vaste fumisterie. Mais bien d’éliminer le détournement basé sur la propriété des moyens de production des richesses produites PAR TOUS (La plus Value) Et cela au seul profit des détenteurs du dit capital.
C’est d’abord à ce détournement qu’il faut s’attaquer.
Répartition et responsabilité sociale des entreprises, c’est vouloir moraliser le capitalisme, c'est beau ! Autant humaniser la peine de mort.
Le logement l’APL, le surloyer. C’est un mécanisme à SUPPRIMER. Il est, il a été un des facteurs essentiels de la production des ghettos. Contraignant aux départs les couches moyennes des quartiers populaires. En revenir à l’aide à la pierre pour favoriser la mixité sociale et si un PDG habite au milieu des prolos, ce sera tant mieux. L’APL contrairement à ce que l’on dit n’est pas une aide à la personne, MAIS UNE AIDE AUX BAILLEURS qui on ainsi pu tirer vers le haut le prix des loyers.
Sur le nucléaire nous sommes en pleine démagogie
1. C’est une source qui comme toutes les sources d’énergie est dangereuse
2. Elle est démocratique. Quand il y a un pépin, au moins là nous sommes tous logés à la même enseigne.
3. Mais beaucoup se foutent des 5 à 6000 morts annuel intervenants dans les mines de charbon.
4. Nous sommes en plein manichéisme ne pas être CONTRE. C’est être POUR.Mais les choses sont très loin d’être aussi simple (La RFA est en pleine démagogie, elle veut fermer ses centrales chez elle pour acheter l’électricité chez NOUS. Et prévoit de construire 30 centrales à charbon d’ici 2020 ? Bonjour le CO2)
5. Tout ce qui peut être fait pour éviter ne serait-ce que construire une seule tranche nucléaire doit être entrepris. Energie renouvelable, quel qu’en soit la forme, éolien, photovoltaïque, géothermie, etc… Mais aussi toutes les économies possibles (Isolation, transport collectif, rapprochement des trajets domicile, travail, commerce, relocalisation, proximité, Transport ferroviaire, etc…) Mais aussi développement de la recherche tout azimut, y compris dans le traitement des déchets nucléaires. (Ce que nous ne savons pas traiter aujourd'hui pourrait l'être demain). Ne perdons jamais de vue que, comme pour toutes activités humaines, il n’y a pas d’action qui n’est pas son cortège d’effet négatif. Il s’agit à chaque fois d’apprécier d’en faire le bilan non seulement ponctuel, mais aussi renouvelé.
6.
Par exemple qui peut assurer que la multiplication des parcs éoliens qui modifient l’écoulement de ce fluide particulier qu’est l’air n’aura pas d’effet négatif (Théorie du papillon).
De plus les alternateurs des éoliennes utilisent des terres rares (Néodyne) dont la Chine détient plus de 90% la production. Soucieuse de son environnement et de ses ressources, elle vient de prendre des mesures de limitation de ses exportations. Ces terres rares utilisées aussi pour les panneaux solaires, occasionnent des dégâts environnementaux considérables.
Mais là, l’égoïste Bobo occidental s’accommode de ces dégâts, car ils sont chez les autres. Là vous avez des écolos qui veulent fermer une centrale nucléaire et ailleurs au même moment d’autres écolos qui s’oppose à la construction d’une ferme photovoltaïque ou d’éoliennes. (Ils les veulent bien. Mais surtout pas chez eux). Donc vive l’exportation nos merdes dans les pays sous développés.
La sureté nucléaire et plus généralement les entreprises classées « SOVETO » passe par plusieurs impératifs :
La maitrise complète de la filière par un opérateur public, avec interdiction de toute opération de sous-traitance.
Le renforcement pour les personnels de toutes les actions de formation, et l’ORGANISATION DE LA TRANSMISSION DES SAVOIRS. (Les 2 dernières activités poste en double avec le successeur)
L’autonomie des fonctions, en particulier des fonctions de maintenances qui ne devraient en aucun cas être sous la dépendance des directions opérationnelles.
Ne jamais oublier que les premières victimes sont dans les centrales. Donc l’extension de la démocratie, des droits pour les salariés est un impératif de sureté nucléaire. Avec un droit collectif, au travers des CHS-CT à procéder à la mise à l’arrêt de tranche nucléaire pouvant présenter un risque, pour eux même et plus généralement pour la société et l’environnement. Ce qui suppose un statut du personnel qui protège les salariés de toutes pressions d’ordre structurel.
Limiter à 5 ans le temps d’exercice d’un poste à d’opérateur de conduite de tranche (Lutte contre les phénomènes d’habitudes conduisant à des pertes de vigilance)
Information et création de commissions citoyennes de vigilance associant salariés, population et élus. (Avec droits de visites et d’expertises)
Les alternatives: La fermeture de la centrale nucléaire du Blayais (4 tranches de 900 MW) et éventuellement son remplacement par un parc éolien (problème, nous sommes une région peu venté). La puissance d’une éolienne est de 1 à 2 MW. Il faut environ 700 éoliennes pour avoir la même puissance qu’une seule tranche de centrale nucléaire. Une éolienne produit pendant environ 6-7 heures (soit parce qu’il n’y a plus de vent, soit parce qu’il y en a trop). Pendant le reste du temps, on produit avec des centrales thermiques principalement au charbon ou au gaz. Donc il nous faut doubler la puissance installée.
Pour la centrale de Blaye, cela nous fait environ 2800 éoliennes qui à raison d’une éolienne tout les 0,2 Km s’étendraient sur un front de 560 Km.
Avec en arrière plan pour faire face à l’absence de vent (par grand froid, quand nous avons besoin d’énergie, nous sommes sous un régime d’anticyclonique, donc pas de vent) 3 600 MW thermique installés (Charbon ou gaz) Et là bonjour le CO2
L’€uro nous sommes en plein déni de réalité
Monnaie unique ou monnaie commune
Monnaie commune comme moyen de paiement des échanges intra européens, mais aussi pourquoi pas comme monnaie à vocation plus large (En particulier à la Méditerranée et à l’Afrique) d’accord. Mais pourquoi ne pas avancer plus loin vers des DTS dans un FMI refondé et démocratisé. (Monnaie commune mondiale débarrassé de la tutelle du Dollar).
Premier constat les économies des différents pays européens sont non pas caractérisées par leur homogénéité mais bien plutôt par leur hétérogénéité. Tout à la fois dans les aspects structurels de leurs économies, que par la disparité des revenus et des statuts sociaux. Si monnaie unique il devait y avoir elle ne pourrait survenir que par la réduction considérable de ces écarts. En quelque sorte venir en conclusion ?
Deuxième constat les déficits des uns ne sont que le pendant des excédents des autres. Ainsi les déficits Grecque, Espagnol, Portugais, etc… Ne sont que la contre partie normale des excédents Allemands. Tout le monde hurle aux charrons pour les excédents commerciaux de la CHINE (4%). Alors que les excédents allemands se montent à 6,7% soient 215 milliards d’€uros. (Source voir « Pacte pour l'Euro, impact sur les salaires » Frédéric Lordon Le Monde Diplomatique Mars 2011)
Troisième constat battre monnaie reste un attribut fondamental de la souveraineté nationale (A moins que l’on considère cette souveraineté comme dépassée). Ce qui ne tardera pas à se heurter violemment à l’histoire de longue durée des peuples. Moins de 25% votent aux élections européennes. L’espace nationale reste et restera encore longtemps l’espace démocratique référent. C’est dans cet espace que nous avons collectivement et inconsciemment le sentiment qu’il peut-être maitrisé. L’espace européen nous échappant totalement. La construction européenne est, avec son volontarisme, exactement sur la même démarche volontariste, technocratique que ce qu'a été la collectivisation forcée en Union Soviétique.
On ne construit rien en utilisant les forceps. Comme quoi il peut y avoir un anti stalinisme très stalinien. Et dans le PCF j’en rencontre.
Quatrième constat Précisément parce que les économies européennes sont hétérogènes. Il nous faut un instrument qui nous permette de prendre en compte ce phénomène. Et cet instrument de régulation reste la maitrise d’une monnaie nationale, seul en capacité de permettre les ajustements nécessaire. Ne nous y trompons pas
l’€uro n’est pas une monnaie européenne, c’est aussi très largement une monnaie nationale, en l’occurrence le Mark.
L’€uro à cet avantage considérable pour la RFA qui est d’avoir empêché une réévaluation de sa monnaie qui serait immanquablement intervenu compte tenu de ses excédents. Excédents qui auraient alors de ce fait fondu comme neige au soleil.
En conclusion, de ce point de vue je me sens proche des analyses de Frédéric Lordon, de Jacques Sapir ou d’Emmanuel Tood et aux antipodes de celle exprimées par Pierre Laurent ou Francis Wurtz.
De plus pour moi ces positions sont clivantes. Elle illustre au plus au point la volonté ou pas de changer les choses dans l’ordre du monde.
Le soutien à l’€uro comme monnaie unique étant révélateur pour moi de l’absence de volonté à s’inscrire dans une autre vision que le mode de fonctionnement social actuel.
En fait nos positions ou propositions ne sont pas faites sur la base de la nécessité d’assurer des cohérences.
MAIS SUR LE DEGRE D’ACEPPTABILITE PAR NOS "PARTENAIRES". D’OU, DE TOUTES EVIDENCES, DES INCOHERENCES.
Pour certain, y compris dans les dirigeants ou certains adhérents du PCF c’est la fin de l’histoire, le capitalisme est indépassable.
NON il n’y a pas de dynamique FRONT DE GAUCHE
Tare congénital et irrévocable, il ne peut, par nature, sortir de son tête à tête PCF – PG. Nous passons d’un tête à tête à un autre, avec un peuple toujours aussi absent. Et cela parce qu’il ressent fortement les odeurs de cuisine.
Parce qu’il ne met de fait, au centre que le rassemblement comme une fin en soi, ce front est destiné à finir dans les poubelles de l’histoire.
La question centrale que pose l’abstention.
Le monde du travail est dans sa très large majorité aux abonnés absents et nous devons le comprendre.
Pour cela, à mon avis trois raisons :
1- En 2005 55% des français ont rejetés le TCE. Le couple UMP – PS s’est assis sur ce résultat par un véritable acte de forfaiture. Provoquant ce sentiment « a quoi cela sert de voter, puisqu’ils n’en tiennent pas compte » d’où l’abstention qui s’est développé depuis. En France, mais aussi en Europe.
2- Le front n’est qu’un jeu a somme nulle les gains ne recouvrent pas les pertes – c’est une structure hors sol, comme il y a l’agriculture hors sol tenant hors du champ des décisions les adhérents des organisations, au profit de cénacles mal identifiés. Qu’un populiste veux à tout prix dominer - croire qu’il est possible d’affronter le capital à fleuret moucheté n’est qu’une douce illusion - Il nous faudra une organisation d’une autre qualité – En fait le front n’est qu’une somme d’individus ayant leur vision propre – sans faire même l’effort d’avoir une vision collective. Avec un Mélenchon incapable de porter une démarche collective (il n’est pas câblé pour cela) et qui nous surprendra toujours par ses sorties avec tous les malaises que cela provoquent.
3- La question qui n’a pas été tranchée : Voulons-nous tous ensemble engager des processus de rupture avec le système capitaliste ? - Franchement nous pouvons en douter tant dans le front de gauche que dans le PCF, où beaucoup trop d’élus n’ont des stratégies que personnel.
La question centrale n’est donc pas réglée. Elle n’est pas celle du rassemblement. Mais bel et bien celle de contenus, de visée rompant non seulement avec le capital mais aussi avec l’Europe, l’euro et l’OTAN, l’Alliance atlantique qui sont autant d’outils
d’asservissement des peuples. Ceci parce qu’il nous faut absolument reconquérir tous les attributs de la maitrise de nos destins collectifs, donc de la souveraineté nationale. Tous les anthropologues vous le diront les constructions humaines s’inscrivent dans la longue durée. Et c’est cette longue durée qui va entrer en télescopage avec cette construction technocratique qu’est l’Europe.
Mais là je crains que nous ne soyons pas tous d’accord.
Pour moi le front de gauche est de profundis. Car lui aussi s’inscrit dans le vouloir jouer à la marge. Son illisibilité est quasi-totale – ce n’est qu’une Mélenchonade type Mac Do. Parce que précisément il évacue cette question centrale.
Ce n’est pas le rassemblement qui peux mobiliser, mais le contenu dont il devrait être porteur et qu’il ne peut avoir, faute de vision commune. Ce travail qui n’a jamais été fait est sans continuellement glissé sous le tapis des sujets qui fâchent. Et le programme partagé en n’est la plus parfaite illustration. Une série de collage sans cohérence.
Qui dit programme dit immédiateté, pragmatisme. Le programme se situe dans le cadre du système existant. S’il n’est pas sous-tendu par un projet il n’est qu’une variante de gestion du système.
Ne rêvons pas à un Die Linke à la française - Celui-ci n’a toujours pas de programme tellement les désaccords sont profonds.
Voir l’expérience Arcobello en Italie qui a donnée les résultats que l’on sait, la gauche n’est même plus représentée au parlement italien.
Situation n’est guère plus brillante en Espagne avec Izquierda. PCE faisait 8%, Izquierda tourne autour de 4%. Avec obligation de coller au PSOE
Les seuls à faire front, et en état de le faire, sont le PC Portugais et le PC grec (KKE) qui se heurtent pourtant à la volonté de caporalisation du PGE.
Regardons bien ce qui se passe en Grèce – Car c’est ce qui nous attend demain. Mis en oeuvre par SARKO, mais aussi n’en doutons pas, par le PS avec Strauss Kahn dès que viendra son heure.
Regardons de plus près ce qui se passe en Amérique Latine, où les partis communistes (avec lesquelles nous n’avons pratiquement plus de contact) aborde ces questions d’une manière qui m’apparait totalement renouvelé. (Voir sur site www.pcfbassin.fr rubrique internationale, Amérique Latine.)
Qu’attendre d’une organisation, le P.S dont 2 de ses plus éminents membres dirigent ces organisations emblématiques de la mondialisation impériale, Strauss Kahn au FMI et Pascal Lamy à l’OMC. Sous la conduite d’un occident (USA –
EUROPE) qui ne veux pas voir que l’axe du monde se déplace inexorablement vers l’Asie, nous sommes dans la même phase historique que celle qui a précédée la chute de Rome.
D’ailleurs ce refus fait courir au monde les plus graves risques de guerres, les USA refusant d’admettre leur inévitable et certain déclin. Le danger de guerre s’accroit considérablement.
En l’occurrence au-delà des circonvolutions de langage, ce n’est pas l’Iran que l’on veut sanctionner (Israël en justifierait bien plus, elle qui détient de 2 à 400 têtes nucléaire) MAIS EN FAIT, C’EST LA CHINE QUI EST VISEE – ET CELA LA CHINE LE SAIT. (A lire l'article de Jean-Loup Izambert)
En fait les changements nécessaire et indispensable n’interviennent que sous la pression des événements, d’un collapsus majeur (crise général du système) avec tous les dégâts humains et sociaux que l’on peut facilement imaginer. C’est ce que nous révèle l’histoire du 20ème siècle où les combats révolutionnaires ont immanquablement et systématiquement une évidente dimension nationale. Et cela m’étonnerait qu’il en soit différemment au 21ème siècle. L’Amérique latine le montre.
Mais nous sommes peut-être quasi incapables collectivement d’anticiper. Alors en attendant il faut maintenir l’outil en état de fonctionner.
Les hommes en fait, ne changent peut-être l’ordre des choses existantes que sous la pression des nécessités ?
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